Pousse_toiAu pays des gauchos, les hommes sont-ils gauches ? Quel grand prix d'Argentine à graver à l'encre noire dans les annales du sport motocyclisme. Argentin(e) : adjectif désignant le son clair de l'argent cher à la DORNA société espagnole organisatrice des grands prix motocyclistes.

Les argentins sont d'origine latine par les envahisseurs espagnols et portugais. Ce n'est pas pour autant qu'ils excellent dans l'art d'organiser les GP motocyclistes. La preuve en a été donnée hier avant le départ des GP (1 l). Tout le monde a dégagé la piste sauf un pilote et ses mécaniciens : l'australien Jack MILLER qui partait en pole position. Il ne comprenait pas la réaction des organisateurs, encore moins celle des autres pilotes. Ceux-ci seraient-ils devenus des "chochotes" ?

Le ciel était gris comme durant tout le week end, une brume océane s'élevait mais sans pour autant modifier l'état de la piste. L'égo surdimensionné de Miller ne faisait pas de lui un pilote que j'appréciais mais son courage en restant seul sur la piste l'a racheté à mes yeux.

L'embrouillamini du départ n'a fait que déconcentrer les pilotes qui l'ont bien cherché d'ailleurs, rendant certains nerveux, à l'instar de Marc Marquez. Ce dernier a perdu mon estime à cause de ses actions anti-sportives en course et ce par trois fois pour ce qui est passé à l'écran. La troisième victime a été ROSSI littéralement éjecté de la piste avec sa moto. Il a pu repartir mais en se retrouvant en 19ème position.

Ce même Marquez m'avait déjà déçu en provocant la sanction contre Rossi en 2016, privant ce pilote d'un 10ème titre de champion du monde. Rossi, pour ce que j'en ai vu, n'avait pas commis de faute. Il avait suivi sa trajectoire mais Marquez s'était plaint en accusant Rossi de s'être rabattu pour lui fermer le passage. Hier, comme en 2016, Marquez arrivait encore par l'arrière pour éjecter Rossi sans ménagement. Comme dans la conduite de tous les jours, celui qui vient de l'arrière doit rester maître de son véhicule. En matière de sport motocyclisme, il apparaît que le fautif devient victime et les sanctions sont distribuées à la "tête du client".

Les agissements de Marquez hier devraient lui valoir de ne pas marquer de points en Argentine, d'être suspendu pour le GP des E.U. et condamné à partir en dernière position au GP d'Espagne à Jerez. Quant à Rossi, il devrait saisir le tribunal sportif international. Il y a la fédération internationnale de motocyclisme mais j'ai l'impression que c'est la DORNA et son président Ezpeleta qui font la pluie et le beau temps favorisant les compatriotes espagnols. Ecclestone a fini par me dégouter de la F-1. Ezpeleta me dégoutera-t-il de la moto ?

A part le passage par les stands pour ne pas avoir rejoint son box quand sa moto ne démarrait pas au départ et le recul d'une place pour avoir "expulsé" Alex Espagaro de la piste, aucune autre sanction n'a été prise contre Marquez. Quelle honte !

J'ai lu ce jour que l'affaire n'en restera certainement pas là et je suis tenté de donner mon avis à la fédération internationale de motocyclisme (FIM)  dont le siège est  (tenez-vous bien) en Suisse, pays de l'argent.