Les_ateliers_de_tradition_de_la_GRPAprès ma vaisselle, je n'ai vu que la fin du journal où J-Pierre PERNAUT nous a présenté quelques images des ateliers de la garde républicaine de Paris (GRP) pas tout, malheureusement et en bien peu de temps. Cela m'a ramené vers mes débuts dans ma seconde carrière où, à l'occasion de services de réserve, mon unité était stationnée dans l'enceinte d'une caserne de la GRP. Je "dévorais" beaucoup de livres en ce temps-là que je délaissais pour faire la visite des écuries et ateliers.

Apprenti, dans l'usine où j'ai démarré ma vie active il y avait une période de quelques mois d'orientation afin de déterminer quel métier nous conviendrait le mieux. Ainsi j'ai appris les rudiments de la forge, soudure autogène, usinage, électricité, menuiserie et enfin dessin industriel. Bricoleur par hérédité, tout me plaisait...

Un peu plus d'une décennie plus tard, visiter les ateliers de la GRP était pour moi un régal : forge, usinage, martelage et sellerie-bourrellerie. Celui qui répare les casques peut se comparer au carrossier sur voiture ancienne. Ces gens ne travaillaient pas en tenue bleue mais en blouse ou combinaison. La tenue, comme nous pouvons le voir à l'image, c'est pour la presse et la télé. La gauche a réussi à tuer le travail manuel ses membres trouvant cela dégradant mais la GRP en sauve quelques-uns et pas seulement... Environ deux décennies plus tard je découvrais encore l'art du travail manuel enseigné aux apprentis triés sur le volet de nos écoles de l'armement, aux ateliers  industriels de l'aéronautique (AIA) comme à Bordeaux ou Clermont-Ferrand. Qu'en est-il maintenant, l'emploi de sous-traitants se faisant de plus en plus ?